La gamme pentatonique majeure

Nous allons étudier dans les deux prochaines leçons nos premières gammes : les gammes pentatoniques.

Une gamme pentatonique provient d'une d'échelle pentatonique ; une échelle comportant 5 notes par octaves. Les échelles pentatoniques sont les plus anciennes échelles musicales utilisées et apparaissant dans de nombreuses civilisations.

Dans les pays occidentaux, on utilise l'échelle pentatonique diatonique ; échelle extraite de l'échelle diatonique (voir la leçon sur les notes et les sons). Dans le cadre du système tonal majeur - mineur, nous allons parler des deux principales gammes que l'on peut extraire de l'échelle pentatonique : la gamme pentatonique majeure et la gamme pentatonique mineure.

Les gammes pentatoniques sont les premières gammes à connaitre car elles sont simples à mémoriser - elles ne comportent que 5 degrés (penta = 5 en grec) - et sont très couramment utilisées. Ce sont les gammes même du blues et du jazz, on les retrouve dans de nombreuses musiques populaires et elles sont à l'origine de toute la musique actuelle.

Pour savoir comment elles sonnent, il suffit d'écouter des blues-men comme BB King ou Stevie Ray Vaughan. Angus Young de AC/DC n'utilise pratiquement que ce type de gammes et tous les grands riffs de l'histoire du rock sont à base même de pentatoniques.

Commençons l'étude des pentatoniques par la gamme pentatonique majeure et son utilisation en impro.

Il existe beaucoup d'autres gammes pentatoniques, comme les pentatoniques chinoises et japonaises par exemple. Nous en reparlerons dans un prochain niveau.

Sommaire de la leçon :

Présentation de la gamme pentatonique majeure

Structure de la pentatonique majeure

La gamme pentatonique majeure comprend 5 degrés répartis ainsi :

structure de la gamme pentatonique majeure

On peut également dire que la gamme pentatonique majeure est caractérisée par des intervalles de 2deM, de 3ceM, de 5teJ et de 6teM. Ces différents intervalles sont calculés à partir de la tonique.

En prenant par exemple Do comme Ier degré (c'est à dire comme tonique), on obtient d'après cette structure la gamme pentatonique majeure de Do :

Do (I), Ré (II), Mi (III), Sol (V), La (VI), Do (I).

Autre exemple, en prenant pour tonique la note Mi on obtient la gamme pentatonique majeure de Mi :

Mi (I), Fa# (II), Sol# (III), Si (V), Do# (VI), Mi (I)

En rajoutant les degrés IV et VII, on obtient la structure de la gamme majeure. La pentatonique majeure et la gamme majeure sont donc très proches dans leurs structures. On peut ainsi remarquer que la gamme pentatonique majeure est une gamme majeure sans demi-ton diatonique.

Cette gamme est une gamme majeure car l'intervalle entre le degré I, la tonique, et le degré III est de 2 tons : c'est à dire une 3ceM. De plus, la gamme pentatonique majeure contient un degré V formant un intervalle de 5teJ avec la tonique. Les degrés I, III et V peuvent ainsi former un accord majeur.
On remarque qu'à partir du degré VI, on peut obtenir la succession d'une 3cem (1 ton 1/2) et d'une 3ceM (2 tons) en prenant les degrés I puis III. On peut donc former un accord mineur à partir du degré VI de la gamme.

Par exemple, la gamme pentatonique majeure de Do contient les notes de l'accord Do M : Do (I), Mi (III) et Sol (V). Mais on peut également remarquer que cette gamme contient d'autres accords comme par exemple l'accord de La m formé par les notes La (VI), Do (I) et Mi (III). Cela signifie que sur un accord de Do M ou de La m, les notes de la gamme pentatonique majeure de Do ne sonneront jamais vraiment fausses (bien sûr chaque note aura un poids différent mais nous en reparlerons plus bas).

On parle de la tonalité Do M pentatonique pour parler de l'utilisation de la gamme pentatonique majeure de Do sur les accords engendrés par la gamme majeure de Do.

Les blue notes

Les gammes pentatoniques, on l'a dit, sont les gammes qui ont donné naissance au blues et au jazz. A la fin du XIXème siècle, ces gammes étaient principalement chantées par les afro-américains travaillant dans les champs et exploités par les riches propriétaires blancs. La transmission de ces gammes se faisait principalement de façon oral, par le chant.

Lorsqu'il a fallu transcrire les solos blues au début du XXème, on a tenté d'adapter les sons de ces gammes africaines au système tonal occidental. On a obtenu ainsi l'échelle pentatonique, une échelle contenue dans l'échelle diatonique. Mais la rencontre des pentatoniques avec l'échelle diatonique a provoqué un conflit sur certains degrés. Certaines notes chantées par les blues men se correspondaient pas à celles de l'échelle diatonique. Il a fallu donc rajouter des notes supplémentaires à l'échelle pentatonique : les blue notes.

Les blue notes sont donc les notes caractéristiques du blues. Nous allons en retenir une pour l'instant : la bIII blues. Comme son nom l'indique, elle se place entre les degrés II et III de la gamme pentatonique majeure et forme un intervalle de 3cem avec la tonique.

On forme ainsi une gamme hexatonique (de 6 degrés) avec la structure suivante : I - II - bIII - III - V - VI - I.
Cette gamme s'appelle la gamme blues avec deux tierces.

Il existe plusieurs blue notes et donc plusieurs gammes de blues. Nous en reparlerons plus tard quand nous consacrerons une leçon entière sur le jeu blues.

Les formes de la gamme pentatonique majeure

L'avantage de la guitare par rapport aux autres instruments qui ne sont pas à cordes, c'est que l'on peut transposer une ligne mélodique (modifier la hauteur des notes) sans en changer la forme : il suffit juste de la décaler sur le manche. Donc, si on connait les emplacements des notes de la gamme pentatonique majeure de Do sur tout le manche, en décalant ces emplacements, on peut retrouver la gamme pentatonique majeure de n'importe quelle tonique.

La manière la plus simple de retenir les emplacements des notes d'une gamme est de les représenter par des formes. Une forme représente les emplacements des notes d'une gamme sur une partie du manche de la corde Mi grave (la ligne du bas) à la corde Mi aigu (la ligne du haut). Il y a autant de formes que de degrés dans la gamme ; la forme 1 démarre sur le premier degré de la gamme, la forme 2 sur le deuxième, etc.

Si la forme est la première chose à apprendre lorsqu'on veut mémoriser une gamme, il ne faut surtout pas négliger les emplacements de la tonique pour chaque forme. Cela servira entre autre à transposer la gamme vers une autre tonique.
Retenez bien : une forme se mémorise avec les positions de la tonique !

La gamme pentatonique majeure comporte 5 degrés donc on aura 5 formes à retenir ainsi que les emplacements de la tonique (notés en rouge). C'est la première chose à mémoriser. Une fois ce travail fait, vous pourrez apprendre les emplacements de la blue note bIII qui sont indiqués en bleu pour chaque forme.

Les exemples tablatures ci-dessous illustrent chaque forme en commençant toujours par une position de la tonique. Remarquez que la blue note n'est pas jouée dans ces exemples.

forme 1 de La M pentatonique

Pentatonique majeure - Forme 1 :
forme 1

forme 2 de La M pentatonique

Pentatonique majeure - Forme 2 :
forme 2

forme 3 de La M pentatonique

Pentatonique majeure - Forme 3 :
forme 3

forme 4 de La M pentatonique

Pentatonique majeure - Forme 4 :
forme 4

forme 5 de La M pentatonique

Pentatonique majeure - Forme 5 :
forme 5

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Retenir chaque forme de la gamme pentatonique majeure de La (voir les exemples plus haut).
On ne travaille jamais les formes d'une gamme à la guitare en partant de la corde grave (il faut pouvoir partir de n'importe quelle corde). Pour commencer, travaillons l'exemple de la gamme pentatonique majeure de La en partant, pour chaque forme, de la tonique (c'est à dire La) pour y revenir après un passage sur les six cordes.

Jouez d'affilée les cinq formes en transposant le schéma V une octave plus haut et en le jouant à partir du La grave (téléchargez la tablature au format Powertab jointe).


Les 5 schémas de la gamme pentatonique joués à la suite (en La majeur pentatonique)

Connaitre les formes de la gamme pentatonique majeure dans les 12 tonalités possibles.
En transposant ces formes vous obtiendrez la gamme pentatonique majeure d'une autre tonique. Par exemple, en vous déplaçant d'un ton vers les aigus sur le manche, la première note des tablatures étant la tonique de la gamme, on jouera alors la gamme pentatonique majeure de Si (La + 1 ton). Les 12 tonalités sont à travailler régulièrement.

Mouvements et plans à travailler

A partir de maintenant je suppose que vous savez jouer toutes les formes de la gamme pentatonique majeure dans n'importe quelle tonalité. Cependant, pour l'instant vous n'avez joué ces formes que de façon linéaire (en mouvement ascendant puis descendant). Si vous écoutez un solo en pentatonique, vous aurez peu de chance d'entendre la gamme jouée comme tel. Il va donc falloir s'entrainer à "briser" la gamme.

"Briser" une gamme signifie jouer cette gamme en permutant, en supprimant ou en dédoublant certaines notes ; on appelle ça un mouvement de gamme. Par exemple, au lieu de jouer Do Ré Mi Sol La, je peux jouer Ré Do Mi Ré Sol Mi La Sol.

En travaillant de cette façon avec les exemples ci-dessous, votre jeu va se diversifier et vous serez prêt pour votre première impro.

Mouvements de gammes pentatoniques

Voici plusieurs mouvements relativement classiques que vous devez savoir reproduire. On en retrouve des extraits dans pas mal de solos ; il est donc important de les connaitre et ils doivent devenir des automatismes lors de l'exécution d'une improvisation par exemple.

Pour plus de clarté et de compréhension, tous les mouvements que je vais vous présenter seront exécutés sur la même forme : la forme 5 de la gamme pentatonique majeure de Do.

Pourquoi cette forme plutôt qu'une autre me direz-vous. En fait ça n'a aucune importance, il faudra de toute façon travailler toutes les formes, mais j'estime que cette forme 5 est la plus simple à travailler (bien plus que la forme 1 par exemple). De plus vous rencontrerez plus souvent la forme 5 car c'est la première forme de la gamme pentatonique mineure (voir la prochaine leçon), gamme bien plus utilisée en métal que la gamme pentatonique majeure.

Les mouvements qui suivent sont des exemples de mouvements par groupes de notes : on joue la gamme par blocs de notes en décalant ces blocs sur toute la forme. Les mouvements de 3 et 4 notes sont les plus utilisés, en particulier en métal.

mouvement de 3 notesmouvement de 3 notes

mouvement de 4 notesmouvement de 4 notes

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Vous pouvez continuer avec des mouvements à 5 notes (dans ce cas vous jouerez la gamme entière dans un bloc) et ainsi de suite.

Un mouvement de 2 notes consiste à doubler toutes les notes de la forme.

Un mouvement par intervalles consiste à jouer la gamme par couple de notes formant toujours un même intervalle. Les mouvements par 4tes et par 5tes sont très utilisés, en particulier en métal.

Un mouvement par 4tes revient à jouer la gamme en sautant une note à chaque fois. Les mouvements par 5tes, par 7èmes et par 8ves reviennent à sauter respectivement 2, 3 et 4 notes.

mouvement par quartes

mouvement par quintes

mouvement par septièmes

mouvement par octaves

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Jouer par intervalles de 2des ou par intervalles de 3ces revient à doubler chaque note de la gamme (un intervalle de 1 ton 1/2 correspondant à une 2deAug et un intervalle de 1 ton correspondant à une 3cedim).
Jouer par 6tes revient à jouer par 5tes (une 5teJ correspond à une 6tedim et un 5teAug correspond à une 6tem).

Tous ces mouvements sont à travailler dans toutes les tonalités et dans n'importe quelle forme.

Plans de gammes pentatoniques

Un plan est une ligne mélodique plus ou moins courte, extraite d'une gamme, que l'on peut placer dans une improvisation, sur une grille d'accords de même tonalité que la gamme. Les gammes pentatoniques majeures étant extrêmement utilisées, il existe des dizaines de plans que l'on peut retrouver dans des morceaux de tout style. Ceux décrits sur cette page sont largement répandus.

On commence par des exemples de plans circulaires, c'est à dire des plans à faire "tourner" plusieurs fois dans une ligne mélodique. On les retrouve dans toutes les improvisations blues (la blue note n'y est pas pour rien) mais aussi dans de nombreux solos de métal.

plans circulaires

plans circulaires

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Il est intéressant de savoir jouer les formes d'une gamme en sautant une ou plusieurs cordes. Voici un exemple de forme jouée en saut d'une corde.

plan par sauts de cordes

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Cherchez à créer des mouvements pentatoniques par sauts de 2 cordes, puis de 3 cordes, etc.

Ce type de plans est très important à maitriser. Il faut absolument savoir jouer une gamme sur tout le manche et ne pas rester sur la même forme pendant toute la durée d'un solo.

plan en slide sur une corde

plan en slide sur deux cordes

plan sur deux cordes

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Tous ces plans sont à travailler dans toutes les tonalités.

Improviser avec la gamme pentatonique majeure

Quand on veut improviser avec une gamme, il faut avant tout savoir sur quels types d'accords elle va sonner et quelles sont ses notes importantes. Sur un même accord, deux gammes distinctes vont sonner différemment : chacune se différenciera par quelques notes qui la feront sonner d'une manière unique.

Détente et tension

On a vu plus haut que l'on peut jouer la gamme pentatonique majeure sur l'accord majeur créé à partir du degré I, la tonique, ou sur l'accord mineur créé à partir du degré VI.

Par exemple, on peut jouer la gamme pentatonique majeure de Do sur l'accord de Do M ou de La m. Toutes les notes de la gamme "sonneront" donc sur ces deux accords, mais certaines auront plus de poids que d'autres. En particulier, la tonique Do est le degré le plus fort de la gamme, elle donnera une sensation de détente, de conclusion ; il faudra donc insister sur ce degré en le jouant sur des temps forts par exemple.

L'échelle pentatonique est construite à partir de l'échelle diatonique dans laquelle le degré V est également un degré fort. Mais le degré V est plus instable que le degré I, il sert de tension dans une ligne mélodique. Cette tension se résoudra généralement sur la tonique.

Par exemple, le degré V de la gamme pentatonique majeure de Do est la note Sol. En jouant un Sol sur un accord Do M, on joue la quinte de l'accord. Ce degré fort génère une tension qui peut se résoudre sur un Do (détente).

Commencer une improvisation sur un accord majeur.
Nous allons jouer la gamme pentatonique majeure de Do sur un accord de Do M qui "tourne" sur plusieurs mesures. Pour chaque mesure, commencez par jouer le degré V (tension), la note Sol, sur le premier temps de la mesure (temps fort) puis terminer votre solo sur le degré I (détente), la note Do, au 3ème temps (deuxième temps forts). La note finale, la tonique, est donc joué sur les deux derniers temps. Puis commencez une nouvelle ligne mélodique à la prochaine mesure et ainsi de suite.

L'utilisation des blue notes

La particularité des pentatoniques est qu'elles s'utilisent avec des blue notes. La plupart du temps, les blue notes sont des notes de passage, qui servent de liaison entre deux degrés espacés d'un ton.

Par exemple pour aller du degré II au degré III de la pentatonique majeure, on peut passer par la blue note bIII.

Les blue notes servent également d'inflexion bluesy, c'est à dire une altération progressive d'un demi-ton de certains degrés. On utilise alors la technique du bend (voir les effets de jeu dans la leçon sur les notations) pour obtenir la hauteur de la blue note.

Par exemple, en effectuant un bend d'un demi-ton sur le degré II de la pentatonique majeure, on obtient la blue note bIII. L'effet obtenu imite l'intonation des voix des blues men.

Recommencez l'exercice précédent (sur un Do M) en insistant sur la blue note bIII, la note Mib, sur les temps forts. Votre jeu va sonner blues.

Exemples de grilles d'accords

Un morceau se construit généralement à partir d'une grille d'accords.
Une grille d'accords est représentée par un tableau dans lequel sont inscrits les accords du morceau. La grille se lit de gauche à droite en commençant par la première ligne, puis la deuxième, etc. A la fin du tableau, on recommence depuis le début et ainsi de suite.

Chaque case dure une mesure et si rien n'est précisé le morceau est en 4/4 (une mesure contient 4 temps). Lorsque deux accords sont inscrits dans une même case, cela signifie qu'ils partagent la mesure en deux (chaque accord dure 2 temps dans une mesure en 4/4).

Parfois on n'indique pas le nom de l'accord mais le degré sur lequel il est formé, en considérant bien sûr la tonalité du morceau. Par exemple, dans la tonalité de Do M (où on peut jouer la gamme pentatonique majeure de Do), un accord de Do M pourra se noter I M.

Ce style de notation utilisant les degrés de la gamme est bien pratique pour analyser et transposer un morceau. Nous y reviendrons en détail lorsque nous étudierons l'harmonisation de la gamme majeure et de la gamme mineure diatonique.

Voici un exemple de grille dans la tonalité de Mi M. On peut donc utiliser la gamme pentatonique majeure de Mi sur toute la grille pour improviser dessus.

Mi 5 (I M) Do# 5 (VI m) Mi 5 (I M) Si 5 (V M)
Mi 5 (I M) Do# 5 (VI m) La 5 (IV M) / Si 5 (V M) Mi 5 (I M)

Dans cette grille, les accords sont tous de type 5 (sans tierce). Mais on peut très bien leur rajouter une tierce en utilisant l'harmonisation de la gamme majeure (voir une prochaine leçon). J'utilise entre parenthèses la notation en degré.
Remarquez également que le degré IV, la note La, ne fait pas partie de la gamme pentatonique majeure de Mi. En revanche, c'est un degré fort de la gamme majeure de Mi, donc on peut jouer Mi M pentatonique sur ce La 5 sans être dissonant.

La gamme pentatonique majeure est rarement jouée telle quelle en métal ou jazz-fusion. On la considère le plus souvent comme un raccourci de la gamme majeure. Cependant, l'utilisation couplée de la pentatonique majeure avec la blue note bIII va faire sonner votre jeu bluesy.

En fait la blue note va minoriser la gamme pentatonique. En la jouant sur un accord Mi 5, vous considérez cet accord comme un accord mineur. C'est cette ambiguité entre le majeur et le mineur qui fait sonner blues.

Voici un exemple de solo pour cette grille :

solo sur la grille n°1
solo sur la grille n°1 solo sur la grille n°1

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Solo

Backing track (pour improviser sur la grille)

Les grilles de blues sont des grilles très simples ne faisant intervenir que trois ou quatre accords d'une même tonalité. On y retrouve souvent les accords majeurs issus du Ier, IVème et Vème degrés de la gamme majeure. Ces trois accords sont souvent enrichis d'une septième mineure, on obtient ainsi des accords I 7, IV 7 et V 7 : des accord typiquement de tonalité blues.

Ces accords de type 7 ne font pas partie de la tonalité majeure. En effet, la septième mineure rajoutée sur les accords I M et IV M n'appartient pas à la gamme majeure.

En voici un exemple typique :

Mi 5 (I 7) % % %
La 5 (IV 7) % Mi 5 (I 7) %
Si 5 (V 7) La 5 (IV 7) Mi 5 (I 7) Si 5 (V 7)

Cette grille est en tonalité de Mi blues. On peut remplacer Mi 5 par un Mi 7 et le considérer comme comme majeur ou mineur. De même pour les accords La 5 et Si 5. Ainsi, on peut jouer la grille en utilisant la gamme pentatonique majeure de Mi avec la blue note bIII (la gamme blues avec deux tierces) qui va minoriser la gamme.

Voici la structure de la grille avec la rythmique à jouer en 12/8 (musique ternaire avec 4 temps par mesure) façon BB King dans dans Rock Me Baby :

A, A, A, A
B, B, A, A
C, B, A, D
(attention les mesures sont en ternaire, c'est à dire qu'une noire pointée correspond à un temps)

Forme A :
forme A
Forme B :
forme B
Forme C :
forme C
Forme D :
forme D

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Exemple d'impro blues sur cette grille

Backing track (pour improviser sur cette grille)

Il y a bien sûr beaucoup d'autres façons, outre la gamme blues avec deux tierces, de jouer sur une grille de blues. Nous en reparlerons dans un prochain niveau.

Marchand de sons

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